La petite jokho

La vie coule le long de ma route vers l'océan de ma destinée.

lundi 7 septembre 2009

J'ai besoin d'une accolade

60463_002597b7J'ai besoin d'un moment tendresse, d'une caresse, d'une tite tendresse...

Parfois comme ma belle Nickie dit souvent, on veut pas nécessairement un homme 24h sur 24h en tout temps mais parfois un homme tendre et affectueux juste pour nous tenir collée contre lui sur un torse bien réconfortant... ça serait vraiment bien. Elle a raison ma belle Nickie.

Ces derniers jours je me laisserais bercer dans les bras d'un homme réconfortant et tendre. Je me laisserais aller sur son épaule juste le temps de refaire le plein de réconfort pour continuer la route...

Une chance que j'ai Nickie, ANGE et un bon voisinage ces jours-ci car je trouverais la route pas mal difficile.

Quand ça va mal ou plutôt quand tout semble aller de travers c'est à ce moment là qu'un élan de régression se manifeste en moi....Je voudrais me retrouver enfant et me coller contre un toutou en peluche ou en chair et en poil. Juste sentir que je suis moins seule dans la période fragile que je traverse. Juste sentir de l'affection pour combler mon coeur triste de bonheur passager.

Posté par Jokho à 06:40 - état d'âme - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 13 janvier 2009

Quand on ne peut rien y changer.

2h6u04zDes fois, une tite doudou et un bon thé soulage le moral. Parfois, il faut un peu plus et en ce moment je suis confuse, mes pensées sont en ébullition. Trop de choses arrivent en même temps, j'ai pas eu le temps de bien gérer ce qui se passe. Bien sûr, je savais dans quoi je m'embarquais à mon nouveau travail mais pas de cette ordre là. Pas comme cela s'est présenté, en fait. Lundi le 29 décembre fut une journée particulière au boulot. Mon patron a flanqué deux courtiers à la porte et les raisons sont assez surprenantes, disons choquantes. Mais je n'étalerai pas les faits sinon que de tchatter, s'envoyer des courriels et fureter sur le net peut nous amener à perdre un emploi. Et si on ajoute des propos diffamatoires à l'endroit du patron et de ses collègues alors c'est fichu........ bye bye la job.

Et pour compléter ce charmant tableau déstabilisant, voilà que ma bonne compagne dans le département des lignes personnelles, entre à l'hôpital à la fin du mois et sera absente plusieurs mois. Et c'est là que je sens que le terrain glisse, trop même. Je serai seule. Je me sais capable mais j'ai peur. Je tente de garder le cap et me raisonner. Je sais que je serai capable, mais la tâche sera énorme. Non que j'ai peur de travailler mais, je vieillis et je ne suis pas aussi resistante qu'auparavant.

Bon Dieu que j'ai la trouille et je ne sais pas trop pourquoi. Ceux qui sont là sont formidables et je suis bien entourée, je le sais. Bref, un jour à la fois comme on dit. Alors...........je me jete à l'eau, je ferai mes preuves ou je me pèterai la gueule.

Posté par Jokho à 00:57 - état d'âme - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 29 novembre 2008

La peur du passé

femmivrMon enfance se résume à l'alcoolisme. Et oui, mes parents et par la suite moi-même. Avant la séparation de mes parents, mon père buvait sa tite bière et ne pouvait passer un jour sans en boire. Ma mère était vertueuse, du moins c'est ce qu'elle laissait voir. En apparence, elle semblait être une sainte et mon père un goujat, un irresponsable. Donc, jour après jour, sans répit, les engueulades et les cris étaient mon quotidien. Et quand la colère devenait palpable dans la maison et que j'avais le malheur d'être une enfant avec mes besoins d'enfant, je mangeais la taloche et je devais subir les punitions. Les colères tombaient sur moi et j'ai vite appris à m'effacer quand le ton montait.

Un soir de décembre tout a chaviré. Ma mère est venue me chercher à l'école, la panique dans les yeux, elle tenait ma soeur dans ses bras et tirait mon frère par la main. Elle criait de marcher vite, de ne pas s'attarder et que l'on allait chez grand-maman à quelques rues de la maison. Et à chaque coin de rue que nous traversions, une voiture fonçait sur nous, celle de mon père. Il tentait de nous frapper. J'avais peur et rendu chez grand-maman, nous étions terrorisés et ma mère était hystérique. Ce fut le début de la vie de famille monoparentale. J'avais 6 ans.

Et ma mère, dans un état second, a commencé à dénigrer mon père, jusqu'à ce que je finisse par la croire. C'est à cette époque qu'elle a commencé à boire un peu pour se détendre. Et sans le savoir, le début de l'enfer commença pour moi. Comme je suis l'ainée, comme je suis plus grande, je devins sa "béquille" sa confidente dans ses délires. Et j'alimentais une haine envers mon père, pauvre homme. Et c'est à cette époque que je retrouvais ma mère "braillant" sur son sort dans un état lamentable, saoule et complètement déconnectée. Jour après jour, je vivais sa déchéance et je devenais le soutien émotif de la famille.

De mes 6 ans à mes 17 ans, j'ai vécu dans l'enfer de l'alcool par ma mère. À mes 11 ans j'ai commencé à boire moi-aussi et à fumer la cigarettes. J'aimais me retrouver dans cette état second qui me permettait d'oublier ma vie de "cendrillon". Et graduellement, la petite bière a été remplacé par du plus fort et encore plus et toujours plus fort. Le hashish, la marijuana et l'acide s'ajoutaient à l'alcool. À 15 ans je vendais de la drogue et je travaillais tous les soirs et mes étés pour pouvoir continuer à consommer. Je prenais de la coke qui s'ajoutait aux autres substances. Ma mère de son coté augmentait ses doses d'alcool aussi.

Bref, à 17 ans, j'ai quitté la maison, avec seulement mes vêtement et des dettes malgré un bon boulot et le deuil de mes études non terminées. C'est ainsi que séparé de la violence de ma mère et son alcoolisme que j'ai commencé à cesser de prendre de la coke, et par la suite l'herbe pour finalement continuer l'alcool et la cigarette. Mes relations amoureuses étaient à l'image de ma vie de famille, violence et alcool. Et un jour, un miracle s'est produit, j'étais enceinte.

Pour certaines personnes les rencontres AA ou thérapeutiques sont nécessaires pour garder le cap. Moi ce fut de savoir que j,avais la vie en moi. Depuis ce jour, j'ai pas retouché à la drogue, et en de rare occasion je prend un verre sans plus. Mais j'ai transposé mes dépendances sur la bouffe. Je suis donc devenue une consommatrice compulsive de bouffe. Et plus mes "malheurs" se suivaient plus je bouffais. Et un beau jour d'octobre 2005 on m'annonce que je suis diabétique de type 2. Rien de grave en fait, juste un petit comprimé et changer la façon de me nourrir.

C'est là que je souffre le plus. Ne plus manger ce qui me plaisait tant. Contrôler les quantités, doser les portions. S'abstenir de se gaver d'une belle portion de gâteau après un bon repas copieux. Ben c'est là que je rejoins les alcooliques, les toxicomanes non sevrés, j'ai transposé mes dépendances dans la bouffe, de ce fait je ne me suis pas vraiment guérie, j'ai juste transposé le bobo ailleurs.

Aujourd'hui, je suis face à une réalité, qui est la dépendance. Je prend conscience que ma mère n'a rien fait pour améliorer sa condition, sinon être plus alcoolique que jamais. Encore heureux qu'elle n'ai pas la cirrhose. Bref, moi ma cirrhose c'est la graisse qui s'est glissée sous ma peau et qui nuit à ma santé.

Hier soir, ma fille a décidé de passé la soirée à la maison avec des amis et ils ont pris de l'alcool. Rien de grave je sais, mais inévitablement, je panique, je crains que ma fille comme mon fils tombent dans cet enfer de l,alcool. Pourtant, je m'inquiète pour rien jusqu'à maintenant. Ma fille s'est levée en pleine forme et elle n'avait pas le visage ravagé d'une mauvaise nuit. Elle m'a regardé et m'a dit calmement de ne pas m'inquiéter car elle ne voulait que se détendre entre amis et que deux verres pour elle c'est largement suffisant pour s'amuser et garder sa tête toute entière sur ses épaules. Ce qui me rassure car moi, à son âge, j'avais déjà dépassé le cap. Mais ma fille n'est pas moi, elle est mieux que moi.

Posté par Jokho à 17:46 - état d'âme - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 8 juillet 2008

Ça me tente pas

Hier je me suis couchée avec la ferme intention de faire un tour au centre-ville car le festival juste pour rire et nuits d'afrique sont en pleine activités. Ce matin encore, j'avais le goût d'y aller, ma soeur aussi. Par contre, avec la chaleur qui nous écrase les ardeurs ont diminué. Il faisait 38° celcius avec le facteur humidex cet après-midi. Pas besoin de dire que le coeur n'y était pas. Même mes chats ont déclaré forfait. Ben oui, Chopin et Pycasso ont lancé la serviette..... pas de chamaille, juste être des "bibelots". J'ai pris un bain d'eau fraiche, juste pour le plaisir de me détendre, j'ai pas de piscine, c'est ça vivre en ville. Par contre, j'ai fait tremper mes deux minous et aucun n'a rouspéter comme je le craignais. Ils se sont laissé faire. Il faut croire qu'effectivement la température actuelle est accablante.

mes_chats_002

mes_chats_004

 

Ils sont adorables n'est-ce pas? Ils m'ont donné envie de faire pareil finalement, je me suis étendue sur le divan et j'ai regardé un film sous le ventilateur. Ma fille en a fait autant. Nous remettrons ça à demain.....si dame nature le permet bien sûr.

Posté par Jokho à 02:18 - état d'âme - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 12 juin 2008

Ça vas pas du tout

La petite Jokho ne va pas bien du tout, mais pas du tout. Le genre de migraine qui donne la nausée, celle qui fait que le moindre bruit vous arrache une larme de douleur. Le simple bruit que fait le vol d'une mouche semble être celui d'un avion a réaction. Je suis triste. Vraiment triste. Je n'aime pas du tout me sentir comme ça.

1355579718

Posté par Jokho à 15:26 - état d'âme - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 28 mai 2008

Et pourtant.....

998_a34151565597719c6927c01c668569b5Ce soir en conversant avec ma collègue de travail sur le chemin du retour au bercail, je prenais conscience que tout vas trop vite, que tout semble basculer dans le néant.
Sa soeur qui a notre âge est jolie et pourtant elle n'arrive pas à trouver un homme qui sois respectueux. Le dernier sur la liste est un coureur de jupons, pourtant.......elle a tout pour plaire et en plus elle est intelligente, a un bon travail et elle est indépendante financièrement. Mais il va voir ailleurs si par hazard ce serait mieux. Le con. Et moi qui accumule maintenant les mois et les années de solitude. Pas parce que je suis laide, mais non mais bien parce que je les sens venir, ces connards de briseurs de coeur. Parfois, je rencontre, et aussitôt je m'écarte du chemin, je laisse tomber.
Ils sont soit avec une autre femme et comme toujours la même rengaine du "elle ne me donne pas ce que je voudrais, elle ne me comprend pas, j'ai mes enfants" etc, etc, etc. Et pourtant, ils sont bien prêts à venir te planter leur petite baguette dans le petit jardin, juste pour se vider. Ils te font la romance et ils sont bons acteurs. Et les fameux "disponibles" !!!!! Pas mieux, ces pauvres chéris. Ils veulent établir une relation mais il faut pas trop en demander. Tu sais, le genre qui vient squatter ta cuisine ou ton salon et boire un café, bavarder, ou plutôt monologuer sur ses déboires personnels et ils s'attendent que tu sois attentive, remplie de compassion et de compréhension. Ils veulent eux aussi que tu leur lèches la baguette et la tremper dans le petit jardin mais ne leur demande pas de faire une activité extérieure ou oser parler de toi car c'est là que tout se complique.
Je regarde les hommes et je me décourage. Ils sont comme des affamés d'émotions mais ne sont pas prêts à en donner vraiment. S'investir?? c'est quoi ça pour eux? Ils ont  leur lot de problèmes, tu comprends? leur ex les ont mis sur la paille, ils ont peur de l'engagement mais ils veulent une femme pour leur besoin de toute façon. Je me regarde flétrir un peu plus chaque jour. Je murie en sagesse et je perfectionne ma solitude. Mes chances s'amoindrissent et j'en prend pleine conscience, de rencontrer un homme bon, et qui saura me prendre comme je suis, qui voudra bien partager des moments de plaisirs simples comme aller au cinéma, aller voir un spectacle et en discuter ensuite au resto ou dans un petit café. Les hommes disponibles, oui, il y en a mais ils ont que le titre. En fait, ils sont pris avec les sales bibittes de connard qui a raté son mariage ou qui a vécu une séparation douloureuse, mais ils ont rien fait qu'ils disent......... Ils sont des victimes et en prime, ils sont incapables d'avouer qu'ils ont besoin d'aide comme le bonhomme qui a perdu son chemin  mais trop fier pour l'avouer........tu sais celui qui préfère tourner en rond que de demander sa route!!
Ben oui, et moi? Je ne crois pas que j'ai envie de jouer à la lanterne pour éclairer leur chemin et ensuite me faire larguer come une veille paire de chaussettes trouées.
Donc, résultat....... La belle Jokho est seule et de plus en plus négative face à la possibilité de refaire sa vie. Je vais faire, comme ma fille dit si bien, une vieille emmerdeuse qui ne vit que pour ses chats.....Voilà le tableau qui s'offre à moi........Une vieille chipie qui ne parle à personne mais qui contemple son reflet dans le miroir pour compter les rides et tenter de retrouver la jeune fille ardente qui ne voulait que vivre à deux........

Posté par Jokho à 05:08 - état d'âme - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 24 mai 2008

NONNNNNNNNNNNNNN

image10wj6Tsé quand on se réveille avec la gorge en feu, que la seule envie que l'on a est de rester au lit. Quand le fait de savoir que nous avons la lessive à faire et quelques menus travaux dans la maison et cela semble insurmontable. C'est là que je sais que je suis mal en point. Le tout s'est confirmé avec un seul, oui un seul éternuement. Et vlan, je suis congestionnée. BEN OUIIIIIIIIII!!!!!!!!!

J'ai la putain de grippe, tsé celle qui nous ravage, celle qui fait que l'on a l'impression qu'un rouleau compresseur est passé sur nous durant la nuit. Celle qui nous donne un apperçu de ce que nous sentirons dans nos vieux os plus tard.

Je suis MALADEEEEEEEEEEEEEEEE, snif snif snif

Posté par Jokho à 16:08 - état d'âme - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 mars 2008

Route parallèlle

fard_Je viens de lire l'article de Nickie et je crois qu'elle a pondu ça en référence à un petit échange que nous avons eux ensemble hier. C'est vrai que l'on voit le temps passer et parfois ça dérange. Parfois on enrage et aussi on se lamente. Oui j'ai le cafard, j'ai le goût de tout laisser tomber, rien retenir. Je ne vois plus rien de ce qui m'entoure. Juste dame solitude qui me harcèle, me hante, me nargue de ses beaux atours sans attraits.

Rendu à un certain âge, on ne veut plus jouer au chat et à la souris, devenir un passe temps. La séduction n'a plus la même valeur quand on atteint un âge ou tout bascule doucement vers la ménopause, les rides et les courbes qui deviennent moins attrayantes pour le sexe opposé.

Je ne regarde plus les hommes comme avant. Je me dis que c'est pas pour moi, qu'il doit être marié et patati et patata. Et comme dit Nickie, qui veut d'une femme qui a des enfants..... point à la ligne. Je suis devenue trop vieille pour les hommes de 38 à 45 ans, et, les plus agés n'ont pas envie de jouer au papa substitut d'ados en pleine effervescence. Bref, et jouer à la petite amie de fin de semaine j'en ai pas envie. Car ça finira toujours par une petite visite le samedi et hop la couchette pour ensuite se revoir la semaine suivante. Et encore cela dépend si les enfants n'ont pas trop envahis son environnement.

En ce moment, je suis une bonne amie pratico absente tant je suis accaparée par milles et un trucs, je stress j'angoisse et je deviens irritable, incapable d'apprécier ce qui se passe autour de moi. J'ai pas envie de sortir, pas envie de voir quiconque pour brailler et me dire que les hommes sont tous pareils et encore la même rengaine...... que je suis conne des fois.
Je devrais pourtant être heureuse hein??? J'ai des enfants en santé, intelligents, je suis capable de faire de la nourriture, de faire le ménage, de repasser, de coudre, de peindre, de tricoter,...... je suis une parfaite ménagère. À cela s'ajoute, le fait que j'ai la chance d'avoir un boulot, un magnifique boulot. Je ne devrais pas me plaindre. J'ai la santé ou presque. Que demandé de plus en fait........Bof comme dit ma Nickie chérie, quand j'arrive le soir, et que je vois la maison remplie de mes enfants et leurs copains, que je regarde dans le frigo pour me torturer le cerveau à savoir ce que je vais ENCORE préparer polur le repas, que je n'ai qu'une envie.....................PLEURER et que finalement je vais encore me retrouver là assise à la table à écouter les jeunes me raconter leur vie, voir ma fille et son petit copain vivre leur amour et moi  je vais finalement ramasser la cuisine, remettre de l'ordre et aller me coucher, vidée et écoeurée. Personne pour me soutenir, me prêter son épaule ou son oreille pour que je puisse dire ce que je garde en moi. Personne pour moi, pour m,aimer, m,appuyer m'envelopper, me caresser, à la limite me bercer tendrement.

Bof, je fais une croix sur ça, J'ai bien compris que ce n'est pas pour moi. Putain de merde que c'est difficile.

Posté par Jokho à 01:12 - état d'âme - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 26 janvier 2008

voyage

michaeldumas1Je marche comme un automate sur les quais du métro. Je croise les mêmes regards amorphes, sans étincelles, à la limite sans intelligence. Comme un troupeau de vaches allant dans le clos, nous marchons sans autre but que de prendre la porte d'entrée ou la porte de sortie sinon s'engouffrer dans le train du métro. Quelle est le but de ce comportement? Gagner sa place au soleil?  Ben voyons!! Tout ce que je peux imaginer que l'on gagne c'est de quoi se nourrir et se loger. Bref, parfois j'ai le sentiment de jouer dans un film de classe B en noir et blanc, couleur de la neige sale de la ville.

Odeur de sueur, odeur de renfermé qui imprègne nos manteaux, nos foulards, nos gants. L'odeur de l'ardeur qui relâche, du désespoir et de la monotonie. À peine perseptible mais si présente. Entassés dans le wagons, les uns sur les autres, partageant les microbes, nous laissons l'autre envahir notre bulle. On se marche sur les pieds les uns, les autres. Personne ose réagir. C'est devenue une habitude, le réflexe du voyageur des tunnels souterrains de la ville. Ne pas voir. Ne pas vouloir voir. Chacun se cache derrière le quotidien qui déteint sur nos doigts poisseux, ne sachant quel barre tenir car elles sont toutes remplies de je ne sais trop quoi mais qui ne me tente pas de découvrir.......

Je déambule dans ma bulle, entourée de bulles autour d'un univers morne et sans attrait vers un destin aussi pathétique que puisse être l'être humain

Posté par Jokho à 02:26 - état d'âme - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 18 décembre 2007

Silence....

noel_cc5


Le bruit de mes pas dans la neige perturbent le silence de la nuit enneigée. Je marche vers la boisé. Il est devenu mon refuge. J'aime me retrouver dans cet ambiance feutrée. Comment ne pas aimer ce froid qui nous engourdit, qui nous fait frissonner. Avoir la sensation d'être seule dans un univers blanc. Tout semble arrêté, sans vie, sans espoir. Et pourtant, les oiseaux sont dans leurs nid bien à l'abri du vent. Les écureuils sont emmitoufflés dans leur nids de feuilles bien haut perchés dans le creux d'une branche.

Mon souffle se transforme en fumée dans l'air froid de la nuit. Je me sens seule, je me sens bien. Je suis calme enfin. Le bruit me dérange, les sons de la ville me perturbent, les bla-bla incessants du boulot et le babillage des enfants à la maison m'énerve. Me voilà devenir vieille. Je deviens ce que je ne voulais pas vraiment devenir.

Je me cache du vent en me réfugiant entre les branches des gros sapins, la neige encore folle qui m'arrive au cuisses, devient de plus en plus froide. Je sens le picotement du froid qui mord ma peau. Je m'en fous, je suis bien. Je me sens à l'abri des inquiétudes que je vis, mes craintes face à ce qui s'en vient. Ma petite soeur passe au bistouri demain, je pense à elle, à sa peur de l'avenir. J'ai peur aussi. Je connais trop bien les suites d'ujne opération, mais je ne connais pas c'est quoi vivre avec un intrus en nous, le cancer.

Je pense à toutes les dernières conversations que j'ai eu avec elle ces derniers jours. Je suis sa grande soeur, sa seule et unique soeur. Nous avons besoin de l'une et de l'autre. Je voudrais que cessent les tourments que nous infligent notre mère, notre père..........

Je reprend la route de la maison. Je suis gelée jusqu'aux os, je voudrais arrêter le temps, je voudrais chasser les tourments. Je voudrais la santé pour ceux que j'aime et le bien-être pour ceux qui me sont chers. Je n'ai besoin de rien car j'ai ce dont j'ai besoin pour continuer ma route. Il ne me manque que mon amour lointain pour apaiser mes peurs et mes inquiétudes, il ne me manque que lui pour apaiser mon coeur.

Je vais me réfugier dans mon lit et me glisser sous la couette. Possiblement que je pourrai dormir du sommeil des justes.......demain arrivera encore trop vite pour moi.

Posté par Jokho à 06:20 - état d'âme - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »